La galerie d'images nécessite au moins la Version Flash 9.0.28!
Veuillez installer la dernière version de FlashPlayer.
Bien tôt dans les bacs !
la sortie de la mixtape de Kalash l'Afro le 22 février "Que du seum" (9 inédits + 9 feat.)
Mixé par : DjEL
BIEN TôT PLUS D'INFO
Restez à l'écoute !
Clip Video : Bien tôt Disponible ! (Comme un phoenix).
KALASH L’AFRO
( Biographie )
La plume est son glaive et le micro, son bouclier. Si la kalash est l'farme de toute les révolution, celle de prédilection de Kalash l'fAfro est la parole. Sa lutte, il la mène contre les travers de la société, le système capitaliste et les discriminations. Cチfest chargé à bloc que le MC de Berreta crache avec ardeur 16 douilles lyricales sur Cracheur de Flammes, son premier album solo. Un opus très attendu du côté de la Canne-bière et qui vient récompenser plus dix années dチf activisme dans l'underground phocéen. Le grand public ne lチfa découvert que début 2006, dans la surprise d'un coup d'éclat. Sur «Marginale Musique », l'album de la Fonky Family, Kalash L'Afro prête sa voix à Djel, le Dj de la FF. Dans « 1984 », titre biographique, il raconte l'histoire du groupe marseillais, vu de derrière les platines. Expérience inédite. Marque de confiance extrême d'un des mythes du hip hop français. Séché par le flow, tout le monde se demande alors d'où sort ce rappeur de 26 ans, le seul à avoir l'honneur d'être invité sur cet album événement.
D'où vient Kalash L'Afro? D'une ville anonyme: Berre l'Etang. « Une commune où les usines font quatre fois la taille du reste, et où les hommes ne sont plus que de la main-d'œuvre intérimaire quelles prennent et recrachent comme elles le veulent». C’est justement la vision de ces usines ne cessant de cracher des flammes qui lui a inspiré le titre de son album. Pas loin de Marseille, Kalash a vécu une enfance tranquille de fils d'immigré tunisien. Jusqu'au jour où rattrapé par les aléas de la vie, le minot doit retourner vivre pendant un an en Tunisie. Il prend alors conscience des failles du système français et décide de canaliser sa rage dans le rap. «Quand j’ai voulu revenir en France, on m'a fait des difficultés... Depuis, je n'ai plus jamais demandé de papiers français ». Aujourd’hui encore, l'épisode provoque une légitime amertume : «La France continue à traiter les pays d'Afrique comme des colonies. Il y a un gros malaise. C'est malsain. Seul la parole crèvera cet abcès ».
Loin des strass et des paillettes, l'Afro ne perd pas de vue ses véritables objectifs. «J'ai l’impression de vivre vraiment l’aventure du rap. On a crée un label, on a sorti des produits qui tiennent la route, on tourne, on place des jalons à droite, à gauche, mais tout reste à faire. On na pas de complexe, pas de prétention. Faut que ça tourne! ». Une expression qui est très vite devenue son mot d’ordre. Kalash a les crocs et ça se voit ! Il enchaîne projets sur projets dans le but de faire monter son buzz et celui de son groupe. C’est déjà Dj Djel en 2002, qui séduit par l’énorme potentiel de Kalash place (sans même le prévenir) un de ses titres sur sa compile « One Mic 1 ». Une opportunité qui lui a ouvert la porte de nombreuses mixtapes et permis de placer son flow aride, décharné là où il le pouvait. Son style péchu et enragé l’ont rapidement fait sortir de l’ombre. A l’image de «Faut que ça tourne», l’hymne ravageur en feat avec Lil'Saï et Mojo. Un morceau porté par un clip redoutable, qui marque la montée en puissance de Kalash au sein de son groupe.
C'est cependant accompagné de ses deux acolytes de Berreta, qu'il sort en 2005 son premier projet discographique, le street album « L'encre est dans l'chargeur ». Un opus qui place enfin Berre L'Etang sur la carte du hip hop français. Et filé une claque à pas mal de monde. De Marseille à Paris: «L'impact a été au- delà de nos espérances», concède Kalash, qui, sans attendre, a embrayé sur Street Lourd « Réseaux pas Hallal », un titre avec Soprano des Psy 4 et L'Algérino et l'album de la Fonky Family. Aujourd’hui, si Berreta avance parallèlement vers son premier album, vient l'heure des projets personnels. «Ce n’est pas la fin de Berreta. Je me mets en avant pour le moment afin d’apporter ensuite la lumière sur mon groupe », explique-t-il. C’est ainsi que naît l’an dernier la mixtape « Ghettoven », où le MC explore le personnage qu'il a créé sur la compile « Stallag 13 » (Streetskillz). «Ghettoven, un gars qui défend le territoire. Un homme plus virulent que moi, un type qui se lâche». Vingt titres dont des inédits, mixés et ambiancés par Dj Djel, avec Keny Arkana, Soprano (Psy4), L'Algérino et Azyatik (Lil'Saï et Tahïr) qui sortent chez Baraka Muzik et Kargal Prod. Il réussi avec ce premier essai solo à se faire un nom sur la capitale. Ce qui lui valut de poser aux côtés de la crème du rap sur des compiles telles que Illégal Radio de Rim-K, Taxi 4 ou encore Ecoute la Rue Marianne.
Sur « Cracheur de Flammes », il s’est d’ailleurs entouré de quelques unes de ces grosses pointures du hip hop, à savoir Le Rat Luciano, Soprano, Keny Arkana, Lino, Mystik. Des artistes qui comme lui privilégie « la plume et la revendication» dans leur rap. Un critère primordial pour ce MC militant et engagé. Dès les premières notes de l’intro, « Sec-Sec » Kalash donne le ton de l’album. Il n’est pas là pour faire bouger des têtes mais pour faire réfléchir. Sans faire dans la démago, il lâche un cocktail explosif de cinglantes vérités. Sur les titres Le monde d’aujourd’hui, Vendeur de Rêves ou RAS, il dresse ainsi un tableau assez sombre de la société qui l’entoure. Il se fait aussi l’écho des jeunes qui galèrent dans le quartier enfermé dans leur « Routine ». A côté de ces titres subversifs, l’Afro est également capable de faire tomber le masque et se dévoiler sur des titres personnels comme la touchante lettre destinée à ses parents, « Aux êtres chers » ou encore l’introspectif « Juste un homme ». Kalash devrait faire parler la poudre avec « Cracheur de Flammes », qui est sans conteste l’un des albums rap de cette année 2007. Donc Faut que ça tourne….